Un tour du monde pour une autonomie durable

La revue trimestrielle We Demain relate la fabuleuse aventure d’Ahmed, Karine et de leurs cinq enfants partis le 1er septembre 2014 pour un tour du monde d’un an. Ils ont choisi de faire une pause dans leur vie et de partir à la découverte de villages mais pas n’importe lesquels. Ils ont souhaité rechercher des communautés qui ont fait le choix de l’autonomie et du développement durable.

Pour ce tour du monde un peu particulier, ils ont décidé de faire une escale dans 12 pays en se logeant sur place. Ils ont participé aux activités quotidiennes des villageois pour apprendre leurs savoir-faire et retrouver les réflexes solidaires qui s’estompent petit à petit en Europe à mesure que notre société se modernise.

A près de 50 ans Ahmed et Karine Benabadji ont abandonné leurs carrières de consultant et de professeur de langues. Forme d’inconscience ou forte conviction, le couple et leurs enfants, âgés de 10 à 24 ans, ont décidé d’intégrer ces communautés et de s’enrichir par leur biais. Ils ainsi fondé le projet Open-Villages et racontent toute leur aventure sur leur page « Open-Villages ».

La famille Benabadji fondateurs du projet Open-Villages

Réapprendre à faire soi-même

Savons-nous encore cultiver un jardin pour nous nourrir sans aller au supermarché ? Savons-nous réparer un objet défaillant par nous-même sans utiliser le service après-vente ? Savons-nous préparer notre pain ? Savons-nous nous soigner par nous-même ? Savons-nous construire un abri ou rendre de l’eau potable ? Savons-nous enseigner à nos enfants les vraies valeurs de la vie ? Le système économique et capitaliste dans lequel nous baignons nous a éloignés de ces savoir-faire. Nous avons choisi un mode de vie qui nous rend dépendant d’un circuit de consommation complexe et mondialisé. Nous avons perdu l’autonomie et les techniques qui ont permis à nos ancêtres de se nourrir seul, de se soigner et de construire leur maison seuls. D’autre part, nous avons étendu nos besoins à des objets superflus dont nous n’avons pas la nécessité pour notre survie et à un sur-confort qui va parfois à l’encontre de notre bien-être.

C’est donc pour réapprendre et s’ouvrir à des communautés humaines qui, par choix ou par obligation, ont bâti leur avenir en suivant la voie de l’autonomie et du développement durable que la famille a décidé de partir.

Pourquoi ne pas vivre autrement ?  


Les Benabadji ont compris que le monde qu’ils ont connu il y a 25 ans, fraîchement diplômés d’une grande école de commerce, avait bien changé. Cette prise de conscience est d’ailleurs à la source de ce projet. Ils se sont dit qu’il était possible de vivre autrement. Ces communautés qu’ils ont rencontrées prouvent qu’il est possible d’avoir une autonomie alimentaire, de protéger la nature qui les entoure mais aussi leur héritage et traditions. Ces communautés vivent en parfaite harmonie avec leur écosystème et dans le respect de la nature. Leur mode de vie repose sur un socle de valeurs solide avec en son centre la solidarité.

paysage marocain

Dans le Haut-Atlas, à Tizi n’Oucheg au Maroc, ils ont regardé comment le village a pu accéder à l’eau en construisant une rouge carrossable dans la montagne. Le village veut également recycler ses déchets. A Bigodi, en Ouganda, ils ont vu comment la communauté a su préserver la faune et l’écosystème. En Casamance, les habitants du royaume d’Enampore ont créé un festival pour protéger leur patrimoine culturel. En Inde, ils ont visité l’université de Tilonia dans laquelle les femmes sont formées à la fabrication de panneaux solaires pour obtenir de l’électricité. La famille a également découvert les vertus médicinales des plantes dans la région de Darjeeling, au pied de l’Himalaya ?

En Nouvelle-Zélande, ils ont allé à la rencontre de Bob qui a créé une communauté autonome d’une douzaine de personnes. Sur les bords du lac de Thac Ba au Vietnam, le village de Khe Dai Le village se développe également en s’appuyant sur l’éducation, la culture et le tourisme équitable. Aux Philippines, sur l’ile de Palawan, ils ont vu comment le village de New Panggangan travaillait dans leur verger et la rizière pour subvenir à leurs besoins alimentaires. Le village n’est accessible que par la mer. Ils sont également allés en Amérique centrale et du sud pour rencontrer d’autres communautés.

En partant à la rencontre de ces hommes et de ces femmes sur les quatre continents (Afrique, Asie, Océanie et Amérique du Sud), la famille a pu partager les défis et les avancées de toutes ces communautés. Sans renoncer à la modernité mais en l’utilisant à bon escient, ces communautés partage les mêmes convictions. Celles d’un monde plus viable et durable qu’il sera possible de transmettre avec sagesse et optimisme à nos enfants.

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